Herbin 

la conscience des formes et l'idéalisation des couleurs

15 mars au 28 avril 2012

galerie denise rené 196 boulevard Saint Germain Paris 7






















COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

galerie denise rené



  Herbin
   la conscience des formes et l'idéalisation des couleurs

 

 
   rive gauche

   du jeudi 15 mars au samedi 28 avril 2012

 

   196 boulevard Saint-Germain – Paris 7

   33 (0)1 42 22 77 57

   info@deniserene.com

 

 

 

 

 

La galerie denise rené rive gauche, consacre à Auguste Herbin une exposition intitulée Herbin : la conscience des formes et l’idéalisme des  couleurs regroupant un ensemble exceptionnel d’œuvres des années 1950 à 1960, période d’aboutissement où la théorie de l’alphabet plastique élaborée par cet artiste majeur de l’art abstrait de la seconde moitié du vingtième siècle atteint alors sa plénitude.

 

Né en 1882 dans le Cambrésis, Herbin quitte le Nord après ses études à l’école des Beaux-Arts de Lille pour s’établir définitivement à Paris où, confronté aux avant-gardes picturales du début du siècle, il traverse le fauvisme et participe avec ses célèbres voisins d’atelier du Bateau-Lavoir au mouvement cubiste, exposant au Salon des Indépendants et commençant sa carrière d’artiste à la galerie Clovis Sagot puis à l’Effort Moderne chez Léonce Rosenberg.

 

Cherchant à dépasser les limites d’une forme artistique qui « décompose l’objet sans le supprimer », Herbin s’oriente vers un art monumental, ajoutant à la pratique de la peinture la création de reliefs et de sculptures en bois peint, et s’engage dans une démarche théorique utilisant la couleur comme élément essentiel de construction de son œuvre, qui s’inscrit définitivement dès 1927 dans le courant de l’abstraction géométrique dont il devient l’un des principaux animateurs.

 

Fondant en 1931 avec Vantongerloo le groupe « abstraction-création » qui reprend les principes exprimés par Théo Van Doesburg dans son Manifeste de l’art concret, il fédère autour de ce mouvement des artistes tels que Delaunay, Hélion, Arp, Kupka ou Gleizes.

 

La réflexion esthétique d’Herbin le conduit à élaborer dès les années 1940 un langage constructif, géométrique et dépouillé, fondé sur une correspondance entre les lettres, les couleurs et les formes, inspiré de la théorie de Goethe, qu’il intitule son  « alphabet plastique ». Ce système de code relie les lettres de l’alphabet avec les figures géométriques (cercle, carré, triangle) et un aplat de couleur pure dont varient l’intensité et la luminosité.

 

Cette combinatoire qui transcrit les concepts Cause, Désir, Génération, Enfer, destin... comme le montre la présente exposition, donne à voir des « réalités nouvelles », du nom du nouveau salon dont il sera le fondateur après guerre. Celles d’un « art non figuratif, non objectif » qu’il théorise dans un ouvrage publié en 1949, et trouve à s’exprimer à la galerie Denise René depuis 1946, date de la première exposition consacrée à ce grand inspirateur, encore trop mal connu, de l’abstraction géométrique de la seconde moitié du vingtième siècle.